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General Interest News

Le ratio entre l’or et l’argent a rejoint son plus haut niveau depuis 1990 (voir graphique ci-dessous).
A chaque fois que le ratio a franchi ce cap, entre 80 et 95, le ratio a fortement baissé à la suite d’un
évènement économique important.

 

 

                    Gold Silver Ratio

From Teletrader

Les sommets atteints en 1990, en 2000 et en 2007 représentent à chaque fois un retrournement
économique. Certains analystes objecteraient que l’indice pourrait continuer à monter de 82 à 95
avant d’atteindre son point de retournement. Effectivement, mais le graphe d’un point de vue
historique nous montre que nous avons déjà franchi un signal d’alerte.
Depuis la Grande Crise de 2008, l’indice a baissé de 90 à 30, le niveau de 30 correspondant à la fin
de la crise grecque.


Qu’est-ce que cela veut dire ?

L’or et l’argent montent fortement dans un retournement économique et en période d’instabilité.
Mais l’argent monte plus rapidement dû à l’effet de levier et de sa plus grande volatilité comparée à
l’or. Durant ces périodes troublées, l’argent a comblé l’écart entre les deux métaux précieux. Ces
grands mouvements sont les fruits d’un comportement irrationnel de la part des investisseurs et la
fuite vers des actifs monétaires sûrs.


Cet article a été écrit dans le but d’informer seulement. Il ne suggère pas que vous devriez
acheter/vendre des métaux précieux. Avant de prendre une décision d’investissement, vous devriez
demander l’avis d’un expert et considérer votre profile de risques.


Ecrit le 8 octobre 2018.
Jean-Pierre Riepe – Swiss ProfilInvest.ch

Pensez-vous que :

  • le dollar américain pourrait baisser à long terme. L’Asie, et la Chine en particulier, deviennent des acteurs économiques majeurs et désirent échanger leurs biens et services dans leurs propres devises. Dernièrement, nous avons vu la mise en place de contrats en pétro-yuan, adossé à de l’or (1);

  • la hausse des taux d’intérêts américains ne semble que provisoire car si dans un premier temps, la mesure démontre une économie forte, qui a besoin d’être freinée, renforçant l’attrait pour le dollar (2). Dans un deuxième temps, les risques d’une baisse de croissance ou d’une récession vont peser sur ces deux vecteurs;

  • la hausse des taux d’intérêts crée un frein important au vue des endettements élevés (3)(4), qui retrouvent dans certains segments les hauteurs atteintes en 2007.

    Tous les secteurs de la dette américaine seraient touchés :

  •                secteur public (fédéral, Etat, municipal)

  •                secteur privé (en particulier : étudiant, consommation, carte de crédit, hypothèque) (4)(5);

  • la “blockchain” (6) devient une invention majeure grâce aux applications qu’elle peut générer. C’est un élément essentiel dans la désintermédiation économique. Ne mélangeons pas la “blockchain” avec les cryptomonnaies, qui elles, présentent toutes les caractéristiques d’une “mania” et d’une “bulle”, qui comme la “révolution internet” se terminera mal à court-moyen terme;

  • les risques géo-politiques se sont renforcés dernièrement et font peser des menaces mais curieusement, les indices ne s’en inquiétent pas. Lors de la guerre en Irak et le lancement de “Tempête du désert” en janvier 1991, les indices avaient marqué le coup. Aujourd’hui, une révolution de palais en Arabie Saoudite, (8)(9) et ses conséquences sur l’équilibre de la région, n’a même pas provoqué un doute sur les marchés.

Alors, si vous pensez que toutes ces raisons font pencher la balance vers une stratégie plus défensive de votre patrimoine, quel qu’il soit (fortune, capital ou épargne), je vous suggère de prendre des décisions réfléchies.

Nous sommes à votre disposition pour en parler.

Ecrit le 23 novembre 2017 / Jean-Pierre Riepe

 

1) https://www.marketwatch.com/story/are-we-entering-the-age-of-the-petro-yuan-2017-11-17

2) https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/021564361076-fed-ce-que-change-la-hausse-des-taux-1185326.php

3) https://www.letemps.ch/economie/2015/10/09/etats-unis-face-hausse-taux-interet

4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_des_%C3%89tats-Unis

5) https://www.nytimes.com/2017/05/17/business/dealbook/household-debt-united-states.html

6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Blockchain

7) http://money.cnn.com/2017/11/01/investing/bitcoin-prices-futures-cme/index.html

8) https://www.nbcnews.com/news/world/mohammed-bin-salman-saudi-arabian-prince-pushes-rapid-change-n687536

9) https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/arabie-saoudite-revolution-au-palais-des-al-saoud_1755620.html

Récemment, la FINMA a émis un article intéressant sur la protection des investisseurs.Vous le trouverez dans son intégralité en cliquant le lien suivant :  https://www.finma.ch/fr/finma-public/liste-noire/

Vous trouverez notamment des informations sur les monnaies virtuelles, la notion risk/reward, les risques de prestataires peu scrupuleux, les risques sur les ICOs et le Crowdfunding et aussi :

Dix conseils pour se protéger des prestataires peu sérieux

Suivre ces dix règles simples permet de réduire les risques de devenir la victime de prestataires malhonnêtes ou exerçant illégalement.


1. Prenez le temps de réfléchir à vos investissements et placements financiers. Ne vous laissez jamais mettre sous pression. Diversifiez toujours vos placements, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.


2. Avant tout investissement, menez vos propres investigations quant aux prestataires et aux produits. Ne vous laissez pas éblouir par des prospectus mirifiques ; restez vigilant face aux opérateurs de télémarketing et à leurs astuces. A l’aide de Google ou d’autres moteurs de recherche, regardez si vous trouvez des informations sur les prestataires et les pro-
duits. Vous agissez à votre propre risque et devez donc vous renseigner sur vos cocontractants.


3. Vérifiez si les prestataires bénéficient d’une autorisation de la FINMA. Vous trouverez la liste des établissements assujettis sous : http://www.finma.ch/f/beaufsichtigte. Gardez à l’esprit que les sociétés assujetties à la FINMA ne sont pas toutes surveillées avec la même intensité et en permanence (au plan prudentiel).


4. Vérifiez si les prestataires figurent sur la liste noire de la FINMA ou sur l’Investor Alerts Portal de l’OICV (www.iosco.org/investor_protection/?subsection=investor_alerts_portal). Si c’est le cas, la FINMA vous conseille de redoubler de prudence.


5. Si les prestataires sont suisses, examinez l’extrait du registre du commerce des prestataires suisses sur www.zefix.ch. Des changements fréquents de raison sociale, d’adresse ou de personnes autorisées à signer doivent attiser votre méfiance.


6. Concernant les prestataires ou les offres venant de l’étranger, réfléchissez toujours à vos moyens de recours en cas de problèmes : comment pourrez-vous faire valoir vos droits (contre qui, où et à quels coûts) ?


7. Utilisez également les forums Internet et consultez les sites de consommateurs. Les commentaires d’investisseurs inquiets ou lésés sont autant de signaux d’alerte.


8. Comparez les produits, les rendements et les commissions avec ceux d’autres prestataires. Si ceux-ci sont nettement supérieurs par exemple à ceux des établissements autorisés (par la FINMA), soyez prudent.


9. Les technologies et produits novateurs (par exemple les monnaies virtuelles) sont tentants de par l’attrait de la nouveauté, mais recèlent des risques. Il est rare de décrocher le gros lot. Informez-vous suffisamment et n’investissez que si vous avez bien compris les conditions de l’offre.


10. N’oubliez jamais la règle selon laquelle des rendements élevés vont généralement de pair avec des risques de perte élevés. Les risques de pertes sont souvent plus réels que les chances de rendement.

L'or physique est sur le point de signer son retour au centre du système de règlement des transactions pétrolières. Un premier pas vers une réintroduction au centre du système monétaire international.

Les prochains mois et années vont marquer un changement radical du système monétaire international sous l'impulsion de la Chine et des pays exportateurs de pétrole.

La Chine, après des années de préparation (bien aidée par le comportement intriguant du cours de l'or), vient donc d'annoncer la fin programmée du système monétaire post Bretton Woods. Comment ?

En lançant des contrats à terme (futures) sur le pétrole libellés en yuan d'ici la fin de l'année... permettant ainsi aux pays exportateurs de pétrole d'obtenir des yuans en échange de leur pétrole et de convertir ensuite ces yuans en or physique sur les marchés de Shangai et Hong-Kong.

Les contrats futures sur l'or libellés en yuan existent déjà depuis 2016, mais ce sont ces nouveaux contrats à terme sur le pétrole libellés en yuan qui changent la donne : le pétrole sera vendu contre des yuans convertibles en or physique.

Tout cela est préparé depuis des années en silence (du moins dans la presse occidentale) via la mise en place de plateformes permettant une meilleure convertibilité du yuan à l'international, ainsi que la signature d'accords d'échanges bilatéraux avec les pays producteurs de matières premières, au premier rang desquels la Russie.

De nombreux pays exportateurs de pétrole, n'ayant pas encore suffisamment confiance dans le yuan (ou sous la menace de sanctions américaines), vont très logiquement basculer vers ce nouveau “système” pour éviter d'utiliser le dollar et échanger, dans un premier temps, leur pétrole contre des yuans, puis, contre de l'or physique. Ceci réintroduira tout simplement l'or physique au centre des échanges de pétrole et, par conséquent, au centre du système monétaire international en mettant fin au système qui a donné sa puissance aux États-Unis : le système du pétrodollar.

Une coïncidence intéressante : dans le même temps, l'or est officiellement sorti d'un long marché baissier en venant casser à la hausse la barre symbolique des 1300 dollars l'once.

L'or a cassé la tendance baissière entamée en 2012

Cette fin de marché baissier pourrait signifier une chose importante : en anticipation du retour de l'or au centre des transactions pétrolières, tous les acteurs majeurs se concentrent désormais sur l'accumulation d'or physique, générant ainsi une pression à la hausse sur les cours. Il est probable que cette accumulation empêche toute "influence" sur le cours avec autant de succès qu'auparavant.

Si elle prend fin, la manipulation du cours de l'or aura bien joué son rôle, en faisant à la fois gagner du temps aux tenants du système actuel (pour profiter au maximum des avantages de l'impression monétaire illimitée) et en évitant une ruée des épargnants vers l'or physique, avant un changement probable de système monétaire.

Nous avons donc probablement atteint les limites de la quantité d'or physique que les pays occidentaux étaient prêts à laisser les BRICS accumuler. Une redistribution des jetons tolérée avant un reset monétaire officiel ? Difficile de savoir si cette redistribution aura été volontaire ou non, mais gardons en mémoire qu'aujourd'hui, vu le niveau colossal des dettes mondiales, presque tous les états de la planète ont intérêt à revaloriser l'or physique. Cette revalorisation permettrait d'augmenter les liquidités des états, de solder les dettes et de repartir à zéro sans avoir à saisir les fonds détenus par les citoyens (bail-in).

Cette annonce de la Chine laisse peu de doute sur le fait que le système monétaire va changer radicalement dans les mois et années à venir. 

Aucune forme de monnaie papier (euro, dollar, etc) ne peut rivaliser avec l'or physique sur le long terme. Cette fois-ci, et très concrètement devant nos yeux, l'or se réinstalle comme moyen de règlement des échanges de pétrole, et à terme comme monnaie de réserve.

Il est encore temps de se préparer en accumulant de l'or physique avant que la fenêtre ne se referme, car ces changements monétaires ne se feront pas sans perturbations. Nos gouvernements, à en juger par les différentes mesures envisagées (contrôle des changessaisie bancaire, etc) semblent anticiper des évènements financiers chaotiques.

L'or physique sera réintroduit dans le système monétaire, reste à savoir si cela sera fait de manière unilatérale via un reset organisé entre tous les Etats, auquel cas la majorité des épargnants risquent d'être pris par surprise, ou si cela se fera de manière plus chaotique et conflictuelle, rendant l'application des mesures radicales, comme les bail-ins et contrôle des changes, obligatoires au maintien d'un semblant d'ordre monétaire.

Les vacances sont bel et bien terminées pour le dollar; c'est la rentrée, et le nouveau maître s'appelle Or physique.

PUBLIÉ PAR FABRICE DROUIN RISTORI | 11 SEPT. 2017

 

La Banque nationale suisse (BNS) continue de surveiller de près le secteur immobilier et hypothécaire. Face aux risques dans ce domaine, l'institut d'émission a indiqué jeudi "envisager" des mesures ciblées pour réguler davantage les prêts accordés à l'investissement résidentiel.

La BNS estime nécessaire "d'envisager des mesures ciblées" pour les prêts au secteur de l'investissement immobilier.(keystone)

Les taux bas en vigueur depuis plusieurs années ont amorti l'impact de la crise financière mondiale et stabilisé l'inflation, mais favorisé l'émergence de risques, a constaté la banque centrale helvétique dans son rapport annuel sur la stabilité financière.

La forte hausse du volume des crédits hypothécaires et des prix de l'immobilier sur plusieurs années a ainsi conduit à des déséquilibres dans ce secteur en Suisse.

Les mesures prises par les régulateurs helvétiques en 2012 et 2014 ont permis de contenir ces déséquilibres notamment pour les propriétaires, mais les risques se sont accrus dans le secteur de l'investissement résidentiel, où le danger de correction des prix "a considérablement augmenté", a averti la BNS.

En cas de maintien des taux bas, ces risques pourraient encore s'accumuler, les banques étant tentées d'accorder plus de crédits hypothécaires pour contrer la pression sur leurs marges et la rentabilité.

La BNS estime donc nécessaire "d'envisager des mesures ciblées" pour les prêts au secteur de l'investissement immobilier.

L'institut d'émission va continuer à "surveiller de près" les développements dans le secteur des crédits hypothécaires, du marché immobilier et dans la prise de risque des banques. La BNS va ainsi évaluer régulièrement le besoin d'ajuster le volant anticyclique.(awp)

Article tiré de l'AGEFI du 21.6.2018

bitcoin image

Le système Bitcoin est à la fois impressionnant et effrayant par sa nature décentralisée, son fonctionnement auto-régulé, sécurisé, tout en comportant des risques. Le monde de la finance actuel y reconnait un nouveau phénomène qui offre un concept monétaire alternatif sous forme d’« argent-valeur » exclusif et concurrent au concept traditionnel d’ « argent-dette » proposé par les banques centrales.

En effet, la création monétaire traditionnelle se fait généralement quand une banque accorde un prêt. Ainsi, se crée de la monnaie ex nihilo par une simple écriture comptable numérique. De ce fait, elle enregistre l’opération de prêt sur le compte courant du débiteur en même temps qu’elle l’enregistre dans ses actifs. Au final, son bilan s’accroît mais reste équilibré puisque son passif augmente du même montant que son actif. La banque vient de créer de l’ « argent-dette ». En revanche, la création monétaire dans le système Bitcoin est différente. Les bitcoins qui sont émis sur le réseau sont, eux aussi crées ex nihilo, mais ne sont pas associés à une dette. Il s’agit d’ « argent-valeur », comme à la bourse : quand une société émet un titre financier, elle émet de la valeur. Ici, c’est le réseau Bitcoin qui en émet. Cette valeur ne découle pas d’une marchandise tangible mais de la valeur que les utilisateurs lui accordent en tant que moyen de paiement. Or, la rareté de bitcoin par rapport à son évolution produit automatiquement une hausse de sa valeur. En outre, plus le bitcoin gagne des utilisateurs, plus il s’apprécie contrairement aux monnaies traditionnelles qui continuent à se déprécier suite à un accroissement constant de leur masse monétaire.

Le système Bitcoin est un système déflationniste par excellence ; il est donc tout à fait normal de ne pas emprunter de l’argent en bitcoin parce que sa valeur augmente au fur et à mesure que le temps passe. Il sera donc impossible de pouvoir le rembourser. Par contre, si on décide d’épargner l’argent au lieu de s’endetter, l’argent qu’on conservera vaudra un peu plus chaque jour. Par conséquent, si les individus décident d’épargner leur argent en bitcoin au lieu de le déposer sur un compte d’épargne ou sur un compte d’investissement, le modèle économique de base des banques traditionnelles, qui repose sur le couple « épargne-intérêt » pour maintenir la déflation, n’aura plus aucun intérêt et les banques perdront.

Si on considère que la crise financière actuelle n’est qu’une conséquence de la crise américaine en 2007, il devient important d’en identifier la cause. Celle-ci ne résulte que de la politique monétaire américaine basée sur la variabilité de taux d’intérêts. Il est aussi important de souligner que cette variabilité était décidée par les autorités financières et non pas par le marché. Pendant cette époque de taux bas, le monde a connu deux phénomènes : le crédit facile et la submersion de la liquidité. Afin de profiter de cette situation de gains faciles, les institutions financières ont proposé des crédits à taux bas à des emprunteurs non fiables, comme l’a démontré la crise des subprimes. Lorsque l’État a décidé de fixer des taux d’intérêt plus normaux, les excès du passé ont fait éclater la fameuse « bulle financière ».

À notre époque, la création monétaire continue de résulter d’une création des crédits ex nihilo. En effet, comme l’épargne ne permet pas de financer les investissements privés et de rembourser les dettes publiques, les autorités financières ont opté pour la création des crédits avec, en contrepartie, la création monétaire. Par conséquent, le taux d’intérêt baisse. Mais cette baisse est en réalité complètement artificielle à partir du moment où elle fait croire que l’épargne empruntable a tendance à abonder plus qu’elle ne l’est réellement. De ce fait, les autorités financières communiquent une information non fiable au marché monétaire. Ainsi, le comportement des agents économiques se modifie et devient irrationnel. En effet, étant donné que le taux d’intérêt est bas, les emprunteurs sont motivés pour emprunter davantage, et donc investir plus dans des actifs financiers ou dans l’immobilier comme ce fut le cas des États-Unis.

Cette instabilité des taux d’intérêt créée par la Fed est la cause des difficultés économiques subies à présent. Il serait totalement impossible de supporter une telle variabilité des taux d’intérêt si le marché monétaire se réajustait librement sans l’intervention des autorités financières. En effet, l’avantage de bitcoin c’est sa nature très peu inflationniste : sa masse monétaire est destinée à accroître pour un seuil modéré, puis s’arrêter. À ce moment-là, sa nature deviendra très peu déflationniste, c’est-à-dire que sa valeur évoluera en fonction du temps. Une telle hypothèse permet justement un équilibre naturel du marché sans aucune intervention régulatrice. La question clé demeure : comment les crypto-monnaies pourraient apporter une réponse à la crise actuelle ?

Les crypto-monnaies comme réponse à la crise

Les crypto-monnaies sont redoutées à cause de leur nature numérique et des risques auxquels elles sont exposées, comme le piratage ou la fraude informatique. Or, les monnaies numériques ne sont pas une innovation en soi. À partir du moment où toutes les opérations financières ne sont qu’un jeu d’écriture comptable numérique enregistré sur une base de données informatiques, les monnaies traditionnelles le sont tout aussi. Ceci montre qu’il est possible de construire des systèmes informatiques solides manipulant jusqu’à des dizaines de milliards de dollars. Malgré cela, les crises financières comme celle des subprimes n’ont pas eu lieu à cause d’un dysfonctionnement informatique mais plutôt à cause des mauvaises prédictions dans les analyses financières. Aujourd’hui, on continue à croire qu’il est encore possible de développer l’économie selon une politique monétaire expansionniste, à savoir des crédits provenant d’une création monétaire ex nihilo, et non pas selon une politique d’épargne volontaire, à savoir fondée sur les fonds propres.

L’écosystème qui s’est ainsi mis en place a su faire des faiblesses des banques centrales une force : plus les banques centrales continuent à créer de la monnaie, plus il y aura de dettes, plus le bitcoin prendra de la valeur. Plus ce dernier devient important, plus les banques centrales s’inquiètent. Les gens ont compris que posséder un compte bancaire n’est plus une garantie absolue et que mettre en service un système alternatif devient plus une obligation qu’une option.

De plus en plus de monde s’intéresse au bitcoin et sa valeur continue d’augmenter tant que des personnes s’y intéressent. Les banques centrales ont peur de voir le bitcoin atteindre un million de dollars et devenir une monnaie courante concurrente à leur devise. L’État, quant à lui, a peur de devoir se séparer complètement de la monnaie et de voir le pouvoir se transmettre entre les mains des individus. Un tel impact sur notre économie ne sera que le début d’une nouvelle forme de laïcité économique.

Par Rami Ben Nejma / Contrepoints

Un projet titanesque d'une méga-cité qui a pour but de rassembler trois pays : l'Arabie Saoudite, la Jordanie et l'Egypte et de les projeter dans le futur. Ce projet est évalué à $ 550 milliard, principalement financé par les fonds d'Arabie Saoudite.

Vous désirez en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous :

http://www.neom.com

http://www.neom.com/content/pdfs/NEOM_FACT_SHEET_RGB_100073132_LDN.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=Tb7OveLpSzc

 

Swiss ProfilInvest - Jean-Pierre Riepe 

Le 31 mai 2018

Le 7 août, sur le site de Swiss ProfilInvest, les visiteurs pouvaient lire l'article intitulé : "Crépuscule sur les marchés". 

Aujourd'hui 29 août, il semble que le scénario de consolidation se mette en place... 

Bourse Zurich: le SMI poursuit son repli après un tir de missile nord-coréen
Zurich (awp) - La Bourse suisse creusait ses pertes mardi à la mi-journée, après avoir déjà ouvert sur une note écarlate. La Corée du Nord a effectué mardi un tir de missile balistique qui a survolé le Japon pour s'abîmer dans le Pacifique. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dénoncé une "menace grave et sans précédent". Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence mardi après-midi à la demande de Washington et Tokyo. SwissQuote / 29.08.17
 
D'un autre côté, le franc suisse et l'or étaient très recherchés, montant de plus d'un pour-cent aujourd'hui, confirmant leurs rôles de valeurs refuges.
 

                                                                   033 30A

Photo: Nicaragua / Jean-Pierre Riepe/ 2003

 

                                                   Est-ce le moment d’opérer des changements tactiques au sein de votre portefeuille ?

En lisant la presse internationale, vous avez remarqué, tout comme moi, des prises de décisions alarmantes entre les Etats-Unis et la Russie ces derniers jours. Depuis quelques mois déjà, nous pouvons observer ces affrontements entre les blocs Etats-Unis, Arabie Saoudite d’une part, et Chine, Russie, Iran d’autre part. Rien que cette situation vaut la peine que nous nous penchions sur les futurs risques de votre portefeuille.

Le cycle économique, âgé de huit ans, appartient aux plus long cycles depuis le début du vingtième siècle. Nous arrivons dans une période où d’un point de vue de l’allocation d’actifs, il est important de diversifier les investissements grâce à une approche des risques afin de traverser les difficultés, qui inévitablement vont surgir dès les premiers signes de récession.

Si vous avez visité le site www.swissprofilinvest.ch vous avez remarqué cette analyse comparative des cycles boursiers avec l’action Sotheby’s, l’analyse du marché de l’immobilier en Suisse ou le commentaire de la BNS sur l’immobilier.

Le graphique ci-dessous représente la courbe du chômage américain et les précédentes récessions (en ligne verticale bleue ciel). Le présent cycle économique des Etats-Unis est intéressant car c’est lui qui devrait nous indiquer les premiers signes de ralentissement. Pour l’instant la courbe continue sa descente ce qui veut dire que le chômage continue à décroître. Sauf que depuis quelques semaines, nous assistons à une diminution de l’emploi et l’annonce de Ford ne va pas améliorer la statistique. Il est par conséquent intéressant de suivre cet indicateur au même titre que l’indicateur économique avancé (LEI).

                                 FRED US unemployment 2017

                                                                                                                                  Taux de chômage en %, sur 70 ans

L’euphorie ambiante, conséquence de la politique des banques centrales de soutenir nos économies sur une longue période, a créé une “inflation” des prix des actifs. Le risque de récession couplé à un optimisme grandissant des investisseurs pourraient produire un brutal levier de renversement de la tendance actuelle, lors de phases de déceptions ou de changements de politique monétaire. L’optimisme actuel est démontré par les ratios élevés des évaluations des actifs sur une longue période, un sentiment positif parmi les spéculateurs et la volatilité au plus bas depuis dix ans. Cette situation peut encore durer quelques mois avant de s’inverser.

Depuis la “Grande Récession” (2007-09), de grands changements s’opèrent au sein de notre société occidentale, que ce soit des changements organisationnels, structurels, politiques, industriels, climatiques, de mentalité ou de sécurité. Les ignorer, c’est prendre le risque de ne pas être préparé aux grands chamboulements qui vont suivre ces toutes prochaines années. Vous-même, êtes-vous prêt ?

Pour bien se positionner et se protéger, il existe des mesures à prendre et si cela vous intéresse, nous sommes prêts à analyser votre portefeuille et vous faire des propositions concrètes dans ce sens.

Contactez Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Écrit par Jean-Pierre Riepe, le 7 août 2017

 

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Communiqué de presse

Genève, le 23 mai 2018

Les gérants de fortune indépendants saluent la reconnaissance de leur profession par la nouvelle législation sur les marchés financiers LSFin/LEFin


La reconnaissance légale accroît le cercle de clients potentiels

Par la nouvelle réglementation des marchés financiers LSFin/LEFin, les gérants de fortune indépendants sont reconnus par la loi. De nouvelles perspectives s'ouvrent ainsi à cette branche dynamique. Pour les petits et moyens prestataires financiers réunis au sein de l’Association Suisse des Gérants de Fortune (ASG), cette nouvelle donne signifie qu'ils évolueront à l’avenir sur un pied d’égalité avec les banques. En effet, les nouvelles législations les soumettent à des exigences similaires aux établissements financiers définis jusqu’à présent par la loi.A l’occasion de son assemblée générale 2018, l'ASG a fourni à plus de 200 participants des précisions sur les changements qui les attendent. Le président a expliqué, non sans une certaine fierté, que c’est la branche elle-même qui, par ses suggestions d’amélioration constructives, a posé les jalons pour le succès de la nouvelle réglementation des gérants de fortune dans la LEFin. De fait, la version initiale du Conseil fédéral aurait sonné le glas d'une grande partie de la profession. En deux ans et demi de travail ardu, le Parlement a transformé cette proposition inadéquate en une loi raisonnable, qui devrait selon toute probabilité être adoptée par les deux chambres lors de la session d’été. Serge Pavoncello tire le bilan: «tout d’abord sceptique, la branche est désormais globalement satisfaite. La majorité au Parlement a clairement exprimé son désir de trouver une solution appropriée pour les petits et moyens prestataires de services financiers, et pas seulement pour les banques.»

Les nouvelles dispositions des lois sur les services financiers (LSFin) et les établissements financiers (LEFin) prendront effet dès 2020. Les gérants de fortune indépendants seront alors autorisés par la FINMA et surveillés par un organisme de surveillance placé sous l’autorité de la FINMA. Ils gagnent ainsi un statut comparable à celui des banques, obtiennent enfin la reconnaissance légale et sont nouvellement soumis à une surveillance prudentielle.

La gestion de fortune indépendante en tant que profession reconnue et autonome

Les temps où l’on entendait des politiques et des médias parler d’une «branche non réglementée» ou de «gestionnaires externes» sont ainsi définitivement révolus. La loi garantit l’autonomie et l’indépendance des gérants de fortune. Pour la profession, ceci crée des perspectives d’avenir importantes, surtout au vu de la confiance chancelante envers les grands établissements, de la bureaucratie croissante et des déficiences de certains produits. La reconnaissance légale devrait renforcer encore la confiance à l’égard des services des gérants de fortune indépendants, accroissant leur cercle de clients potentiels.

Les modifications de la réglementation ont aussi un impact sur l’Association. En effet, l’organisme d’autorégulation actuel sera transféré à l’organisme de surveillance. L’Association pourra ainsi se concentrer encore davantage sur la défense des intérêts de ses membres face aux milieux politiques et à l’administration. Après avoir contribué avec succès à l’élaboration des LSFin/LEFin, l’Association va désormais suivre de près les agissements de la FINMA et du futur organisme de surveillance. Le président Serge Pavoncello promet aux membres un engagement sans relâche à Berne: «l’ASG va, à l’avenir également, devoir se battre pour éviter les interventions excessives du nouvel organisme de surveillance. Ce que nous avons atteint au Parlement ne doit pas être ruiné par la bureaucratie.»Informations:
Serge Pavoncello, président de l’ASG, 078 637 73 14
Patrick Dorner, directeur de l’ASG, 022 347 62 40
Alexander Rabian, président de la direction de l'OAR, 079 222 29 74

A propos de l’ASG:

Leader des associations professionnelles de gérants de fortune indépendants en Suisse, l’Association Suisse des Gérants de Fortune ASG compte environ 1’000 membres. Elle a été fondée en 1986 dans l’objectif de renforcer le poids économique et la reconnaissance de la profession de gérant de fortune indépendant. En tant que défenseur des intérêts de la branche, l’Association s’engage en faveur de la réputation de la profession et de la protection des investisseurs. Elle est en outre active dans le domaine de la formation et du perfectionnement.

Selon la récente thèse de Julien Froidevaux (2018: Vertus de l’indépendance dans la gestion de fortune), le patrimoine confié aux soins des 2’600 gérants de fortune indépendants de Suisse totalise près de 500 milliards de francs, soit environ un sixième de tous les avoirs déposés dans le pays. Un tiers des gérants de fortune indépendants sont réunis au sein de l’ASG.

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BID vs SPX

Ce graphe représente le prix de l'action Sotheby's comparée à l'évolution des actions américaines du S&P 500.

Que remarquez-vous ? 

1. Les cycles prononcés du prix de l'action Sotheby's, dus aux activités des ventes aux enchères et de ses profits, reflètent en partie un comportement de sauvegarde du patrimoine à travers l'achat d'oeuvres d'art de très riches clients.

2. La surextension du prix de l'action Sotheby's par rapport à l'évolution de l'indice S&P 500 est caractéristique d'une fin de cycle ou d'une correction dans les marchés actions (1999 puis 2007, 2011, et 2013).

3. Dans le cas de la phase 2016-2017, le prix de l'action s'est fortement repris mais ne présente pas encore d'excès par rapport à son indice. De ce fait, il semble que la phase haussière puisse encore continuer quelques mois, même si celle-ci devient beaucoup plus spéculative. 

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Ecrit le 27 juillet 2017 par Jean-Pierre Riepe 

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Selon les chiffres de la BCE, les "encours douteux" (Non-Performing Loans, NPL, Prêts non-performants en français) avoisinent les 1.000 milliards d’euros dans les bilans des banques de la zone euro, soit 6,2% du montant total de leurs prêts, contre seulement 1,3% aux Etats-Unis et 0,9% au Royaume-Uni. La comparaison est cruelle et inquiétante.

Les banques européennes ont réussi à obtenir des autorités de régulation de ne pas être obligées de comptabiliser ces prêts pourris à leur juste valeur (fair value), c’est-à-dire en pertes pour leur valeur nette, venant ainsi en diminution de leurs capitaux propres, alors que cela est recommandé par les normes comptables internationales (IFRS). En réintégrant ces encours douteux dans leurs comptes, le multiple d’endettement (ou effet de levier) des banques se détériore encore. En France il atteint 23,3 pour le Crédit Agricole, 29,0 pour BPCE-Natixis, 38,3 pour BNP Paribas et 38,9 pour la Société Général (autrement dit 1 euro de capitaux propres pour 38,9 euros d’engagement !). La banque Lehman Brothers avait un effet de levier de 32 lorsqu’elle a fait faillite en septembre 2008.

Certains ont déjà acté que cette montagne de dettes en équilibre sur une pointe de cash n’allait pas tarder à s’effondrer : le plus gros hedge fund de la planète, Bridgewater, qui gère 160 milliards de dollars, en a parié 22 sur la baisse des cours du secteur bancaire européen et des grandes entreprises cotées (Zero Hedge). Depuis l’automne, le fonds a accumulé les positions "short", des ventes à découvert, contre 59 grandes sociétés européennes. Dans son viseur, on trouve les banques italiennes et espagnoles, la Deutsche Bank, BNP Paribas, ING, les leaders de l’assurance (Axa, Munich Re, Allianz) et quelques grandes valeurs industrielles qui ne manqueraient pas de dévisser en cas de crise bancaire. Bridgewater est connu pour agir en fonction d’analyses macroéconomiques. Le hedge fund considère que l’actuelle remontée des taux d’intérêt à long terme aura un impact négatif sur les banques, déjà entravées par leurs créances douteuses, précisément.

Si vous n’avez pas 22 milliards de dollars à parier comme Bridgewater, pas d’inquiétude, il suffit d’acheter de l’or physique, c’est aussi un excellent moyen de prendre position contre les échafaudages instables de dettes.

Si le pari de Bridgewater s’avère gagnant – c’est-à-dire que la crise bancaire survient – vous verrez les gouvernements européens vitupérer contre le "capitalisme sans foi ni loi", "l’ultralibéralisme", "la loi de la jungle", etc. Un bouc émissaire bien pratique. C’est pourtant leur capitalisme de connivence qui est responsable de cette prise de risque insensée des grands groupes bancaires, leurs relations incestueuses où l’on passe d’un cabinet ministériel au secteur privé, le conflit d’intérêt permanent entre politique et finance, des dirigeants bancaires qui ne sont jamais responsables sur leurs biens propres.

Ray Dialo, le patron de Bridgewater, a juste un peu de flair et un sacré culot. Le 4 mars, des élections législatives à haut risque ont lieu en Italie. Nous serons bientôt fixés.

PUBLIÉ PAR GOLDBROKER, PHILIPPE HERLIN | 22 FÉVR. 2018
 
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Stocks to Commodities Ratio

Un graphique, quelques fois, est parfois plus parlant que mille mots.

Que faut-il en déduire ?

  • soit que les actions sont surévaluées
  • soit que les matières premières sont très délaissées
  • soit que le réajustement au point médian pourrait se réaliser bientôt.

Si vous désirez en savoir plus et que vous souhaitez connaître quelle matière première devrait profiter le plus de ce réajustement, veuillez nous laisser un message sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Une image est souvent plus parlante que mille mots...

Le graphique ci-dessous représente le total des crédits à la consommation aux Etats-Unis, englobant les prêts aux étudiants, prêts automobiles, cartes de crédit, prêts de consommation, entre autres.

Pensez-vous que les revenus ont augmenté de 45 % ou que la croissance de la démographie dans ce même pays a permis d'augmenter de 45 % le crédit à la consommation pendant cette même période ? 

Ou est-ce le fait que le consommateur américain se sente plus riche actuellement qu'il y a neuf ans ?

 

Ecrit le 19 février 2018 / Jean-Pierre Riepe

 

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• Au 1er trimestre 2017, l'UBS Swiss Real Estate Bubble Index a légèrement augmenté pour s'établir à 1,39 dans la zone de risque.

• La hausse des prix des logements en propriété a dépassé l'augmentation des loyers et revenus.

• Par ailleurs, les investissements locatifs («buy-to-let») n'ont pas faibli, malgré les risques de marché accrus.

Au 1er trimestre 2017, l'UBS Swiss Real Estate Bubble Index est resté dans la zone à risque, à 1,39 point d'indice. L'indice n'a donc enregistré qu'une progression minime par rapport à la valeur (légèrement corrigée) du trimestre précédent. Le facteur déterminant a été la légère accélération de l'enchérissement nominal des logements en propriété; les revenus et les loyers ont stagné. Par ailleurs, la demande d'investissement locatif a augmenté.

Les régions de Genève, Nyon et Morges se trouvent dans une phase de correction; les marchés locaux de la propriété du logement s'y sont déjà refroidis. Les corrections de ces trois dernières années dans le Valais, l'Oberland bernois et certaines zones des Grisons font qu'on ne trouve plus de régions touristiques dans la carte des risques. Le centre de gravité des risques régionaux se déplace graduellement du lac Léman vers Zurich et la Suisse centrale. Méthodologie La carte des risques régionaux montre les zones où les répercussions économiques seraient les plus fortes en cas de correction au niveau national. L'analyse se fonde sur le nombre d'habitants, le niveau des prix et l'évolution du prix de vente des logements.

Chief Investment Office WM | 5 mai 2017 | Traduction: Matthias Holzhey, economist, Claudio Saputelli, economist, Maciej Skoczek, CFA, economist, Source: UBS 

 

Dans la gestion de fortune, l’activité de conseil ponctuel au client est devenue plus encadrée.
Les banques doivent s’adapter.                                 
© GAETAN BALLY / Keystone

A l’orée de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur le marché des instruments financiers (MiFID 2) et alors que le projet suisse de loi fédérale sur les services financiers (LSFin) continue de progresser à son rythme de sénateur (on parle maintenant d’une entrée en vigueur deuxième moitié 2019, voire 2020), un des plus grands défis auxquels est confronté le secteur de la gestion de fortune en Suisse est l’encadrement et le développement des activités de conseil en investissement pour prendre en compte les besoins évolutifs des clients comme les changements réglementaires. 

Le modèle historique de la gestion de fortune a en effet reposé sur deux piliers: le mandat de gestion de fortune discrétionnaire d’une part, pour les clients qui voulaient confier à leur mandataire la responsabilité du suivi de leurs avoirs, et, d’autre part, une activité de conseil en investissement ponctuelle, d’une intensité plus ou moins élevée qui, la plupart du temps, ne faisait pas l’objet d’un contrat spécifique et qui se superposait naturellement à la relation bancaire de base.

Les modèles d'affaires contraints d'évoluer

Cette activité de conseil en investissement non formalisée contractuellement, mais bien réelle, n’a d’ailleurs pendant longtemps pas fait l’objet d’une attention particulière en Suisse, ni de la part du secteur financier lui-même (il n’y a aucun pendant en matière de conseil en investissement aux fameuses directives de l’Association suisse des banquiers – ASB – sur le mandat de gestion de fortune qui, depuis quarante ans, ont établi les principes de bonne gestion dans le cadre des mandats discrétionnaires), ni de la part de la Finma.

associées au conseil en investissement ponctuel, respectivement au conseil en investissement prenant en compte l’ensemble du portefeuille, les établissements de gestion de fortune sont obligés de se positionner et de faire évoluer leurs modèles d’affaires. 

A vrai dire, la plupart d’entre eux n’ont pas attendu les dernières évolutions réglementaires pour proposer des solutions de conseil en investissement, la majorité d’entre elles prenant en compte l’ensemble du portefeuille du client, mais le constat qui peut être fait jusqu’à présent est que ces offres sont souvent très efficaces pour les nouveaux clients, maisqu’il est difficile de procéder à une transition rapide du volume d’affaires des clients existants.

Etre attentif aux risques

Ces derniers se sont habitués à un service non encadré contractuellement et sont souvent seulement prêts à payer son coût réel de manière indirecte par des coûts transactionnels élevés, plutôt que par une rémunération du service proposé qui serait facturé de manière récurrente. Dans ce contexte, les banques doivent être attentives aux risques suivants: 

– Un client qui continuera à bénéficier de conseils en investissement, même ponctuels, doit absolument comprendre les risques associés aux produits financiers dans lesquels il souhaite investir. Il n’est pas ou plus réaliste d’imaginer que la simple remise du formulaire ASB sur les risques liés à l’article 11 LBVM (loi fédérale sur les bourses et le commerce des valeurs mobilières, ndlr) suffira pour protéger un établissement en cas de plainte d’un client qui a investi dans un produit qu’il ne pouvait manifestement pas comprendre et pour lequel la banque a omis de vérifier s’il disposait des connaissances (et/ou expériences) appropriées.

- Même si la banque se limite à offrir à une partie de ses clients des conseils en investissement ponctuels, étant postulé que l’objectif à moyen terme est de développer un conseil en investissement étendu prenant en compte l’ensemble du portefeuille, elle devra malgré tout connaître certaines composantes minimales des clients concernés en termes d’objectifs d’investissement, notamment leur horizon temps, leur capacité à supporter des pertes sur les investissements en question et le niveau de risque souhaités par les clients, et ce, tant pour pouvoir répondre aux exigences de gouvernance produites selon MiFID II que dans le cadre de l’établissement du protocole lié à chaque recommandation en vertu de l’article 16 al. 2 PLSFin.

- Dans le cadre d’une activité de conseil en investissement prenant en compte l’ensemble du portefeuille, il faudra s’assurer d’un suivi professionnel de la conformité du portefeuille conseillé par rapport au profil de risque choisi par les clients. Cette tâche sera plus ardue que pour les clients sous mandats de gestion discrétionnaire pour lesquels le mandataire «a la main» sur le portefeuille, ce qui n’est pas le cas pour le conseil en investissement.

- Enfin, la rémunération de l’activité de conseil en investissement doit prendre en compte l’ensemble du service et les responsabilités assumées par le mandataire. Il est tentant pour les banques qui souhaitent faire signer des mandats de conseil en investissement à leurs clients de se contenter d’une rémunération ne couvrant pas leurs frais, mais il s’agirait d’un calcul risqué qui pourrait inciter des clients à renoncer à un mandat de gestion discrétionnaire au profit d’un mandat de conseil en investissement étendu, cela sans parler du fait qu’il y aura certainement une pression continue sur la baisse des coûts transactionnels supportés par les clients qui sont aujourd’hui trop élevés par rapport aux coûts réels.

Divers enjeux majeurs

La promotion d’un service de conseil en investissement modulaire répondant aux différentes typologies de besoins des clients est l’un des défis majeurs qui attendent les banques suisses dans leurs relations avec leur clientèle existante comme prospective. Ces défis supposent des enjeux majeurs en termes d’organisation interne (outils informatiques de suivi, comme formation des collaborateurs concernés) et d’explication aux clients, surtout aux clients existants, du bien-fondé des services proposés. Ces défis surmontés créeront toutefois une situation beaucoup plus saine et porteuse pour le futur pour la place financière suisse.

Source : journal LE TEMPS / 11 février 2018

La Banque nationale poursuit sa politique monétaire expansionniste

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La nouvelle prévision d’inflation conditionnelle n’a quasiment pas changé par rapport à celle de mars. Pour l’année en cours, la Banque nationale s’attend toujours à un taux d’inflation de 0,3%. La prévision pour 2018 est légèrement plus faible et passe à 0,3%, au lieu de 0,4% au trimestre précédent. La Banque nationale table désormais sur un taux d’inflation de 1% en 2019, contre 1,1% dans la prévision de mars. La prévision d’inflation conditionnelle repose sur l’hypothèse d’un Libor à trois mois maintenu constant à –0,75% pendant les trois prochaines années. Conformément aux attentes de la BNS, la conjoncture mondiale s’est encore raffermie. Grâce à la croissance économique, la situation s’est améliorée sur le marché du travail durant les derniers trimestres dans les pays industrialisés. Malgré le développement positif de l’économie réelle, le renchérissement reste modéré dans la plupart de ces pays. Dans ce contexte, la politique monétaire devrait demeurer très expansionniste, en particulier au Japon et dans la zone euro. Aux Etats-Unis, il est probable que les conditions monétaires se normalisent progressivement. Berne, le 15 juin 2017 Communiqué de presse Page 2/3 Dans son nouveau scénario de base pour l’économie mondiale, la Banque nationale part de l’hypothèse que l’évolution favorable de la conjoncture va se poursuivre. D’importants risques continuent cependant de peser sur ce scénario de base prudemment optimiste. Ces risques découlent d’incertitudes politiques et de problèmes structurels observés dans différents pays industrialisés. Il ressort des premières estimations trimestrielles de la comptabilité nationale qu’au premier trimestre 2017 également, les impulsions positives émanant de l’étranger ne se sont répercutées qu’en partie sur l’économie suisse. La croissance du produit intérieur brut, peu soutenue déjà au second semestre 2016, s’est certes quelque peu consolidée. Cependant, estimée à 1,1% en termes annualisés, elle demeure modérée. Toutefois, les indicateurs économiques disponibles laissent présager une dynamique conjoncturelle un peu plus robuste. La Banque nationale table toujours sur une croissance économique d’environ 1,5% en 2017. Au premier trimestre 2017, la croissance des prêts hypothécaires est demeurée constante et s’est maintenue à un niveau relativement faible. Par ailleurs, le ralentissement de la progression des prix s’est poursuivi dans l’immobilier résidentiel. Parallèlement, les déséquilibres existant sur ces marchés se sont légèrement résorbés grâce à l’évolution des facteurs fondamentaux et à la dynamique globalement modérée sur le marché hypothécaire et de l’immobilier résidentiel. Néanmoins, ils s’inscrivent toujours à un niveau comparable à celui de 2014, année durant laquelle le volant anticyclique sectoriel de fonds propres a été fixé à 2%. La BNS continue à observer attentivement les développements sur ces marchés et examine régulièrement s’il y a lieu d’adapter le volant anticyclique de fonds propres.

Lettre de la BNS du 15.06.2017

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